La vie du parti


Le site des socialistes dédié à la réforme des collectivités territoriales

Pour retrouver nos critiques face aux différents projets du gouvernement, nos propositions pour une véritable réforme territoriale et décentralisatrice, et des éléments de compréhension sur ces différents enjeux, je vous invite à visiter le site www.defendonsnosterritoires.fr.

Le parti socialiste engage un travail de rénovation de l’école autour de dix chantiers de réflexion. Parce que l’école est un sujet éminemment politique, qui appelle des choix ambitieux et courageux, c’est à l’ensemble des françaises et des français de définir le projet que la gauche portera dans les années à venir. Le blog “Agir pour l’éducation” se veut un outil de dialogue, d’échanges et de réflexion, pour tous ceux qui veulent soutenir et changer l’école.

Aller sur le blog “Agir pour l’éducation”.

Les syndicats et la gauche parlementaire se retrouvent face à la crise.

En pleine récession, le dialogue social concerne tout autant l’opposition que l’exécutif. A mi-chemin entre le sommet social du 18 février et le grand mouvement de grève du 19 mars, le groupe socialiste, radical et citoyen et les organisations syndicales ont ainsi souhaité ouvrir un nouveau cycle de rencontres. Les premières auditions de Jean-Claude Mailly (FO) et d’Alain Olive (UNSA)* ont confirmé la totale communauté de vues entre les syndicats et la gauche sur la nature de la crise, sur la faiblesse des réponses du pouvoir, sur le manque de coordination européenne.

Cette crise est celle du système libéral qui a détruit les régulations nationales et internationales, financiarisé les échanges économiques, paupérisé les États, comprimé les salaires et érodé les protections sociales. Le plan de relance arrêté par le gouvernement s’avère tout à la fois inadapté à l’ampleur et à la durée de la récession. FO et l’UNSA fustigent notamment l’absence de tout volet concernant les salaires et la consommation qui accroît « un profond sentiment d’injustice sociale » (JC Mailly). Pour FO comme pour l’UNSA « les mesurettes » qui sont sorties du sommet social n’ont fait que creuser le fossé entre le pouvoir et les Français. Selon Jean Claude Mailly «dans le vocabulaire du gouvernement et du Medef, salaire est devenu un gros mot. Les gens voient défiler les milliards mais quand ils demandent quelque chose, c’est toujours Non ! »

C’est pour répondre à ces iniquités que le groupe socialiste, radical et citoyen a décidé d’inscrire trois propositions de loi relatives au pouvoir d’achat et à l’emploi dans sa journée d’initiative parlementaire : la conclusion d’accords sur les salaires et l’emploi en contrepartie des exonérations de cotisations sociales pour les entreprises ; le plafonnement des rémunérations des directions des entreprises soutenues financièrement par l’Etat ; la suppression du paquet fiscal. Ces mesures que les députés socialistes défendent depuis de longues années font partie de la plateforme des huit organisations syndicales qui appellent à la journée de mobilisation le 19 mars. Cette plateforme commune (une première depuis dix ans) traduit la volonté d’unité des syndicats dans une crise très dure où la « demande d’action collective est en train de reprendre le dessus » chez les Français.

C’est aussi la démarche des députés, socialistes, radicaux et citoyens dans leur opposition parlementaire : concrétiser cette action collective dans les lois et les politiques publiques qui font face à la crise.

2ème journée d’échange des sections PS de l’agglomération de Pau.

Pour télécharger le document de présentation et d’inscription, cliquer sur le lien ci-dessous:

invitation-et-inscription-journee-du-15-mars-09-pdf

Les pétitions signées en décembre par votre députée

Pétition pour l’indépendance et la survie de l’Agence France-Presse

www.sos-afp.org/

Pétition pour la sauvegarde de l’article 55 de la loi SRU relatif à l’obligation pour une commune de disposer d’au moins 20% de logements sociaux sur son territoire.

http://sauvonsles20pourcent.org/

Je suis co-signataire de la tribune de Chrsitian ECKERT, député de Meurthe-et-Moselle « Yes, week-end! », qui dénonce la dérèglementation du travail dominical.

Libération du 11 décembre 2008

Appel aux socialistes

Nous avons des débats importants à tenir, des réflexions fondamentales à mener, des décisions importantes à prendre.

Il nous faut bâtir un projet d’avenir pour la France autour d’un Premier secrétaire résolument au service du collectif.

Les enjeux sont énormes, en France et dans le monde ; les attentes aussi. Et que font les socialistes ? Ils se livrent à une guerre entre présidentiables, guerre dangereuse et irresponsable.

Nous confondons les échéances, oubliant qu’un parti politique est un organisme vivant. Le nôtre est né il y a un siècle mais il peut disparaître quand :
- nous ne discutons pas d’un projet
- nous ne parlons pas aux Français.

Ce choc des ambitions personnelles ne peut durer. Nous ne pouvons pas nous le permettre. Et pour ma part je refuse de prendre part à ce jeu.

Je ne signerai donc aucune motion présentée dans l’attente d’un ressaisissement.

La Fondation Terra Nova, un think tank de gauche

Terra Nova se veut être un think tank progressiste indépendant ayant pour but de produire et diffuser des solutions politiques innovantes, en France et en Europe. La fondation Terra Nova (association de préfiguration) se fixe trois objectifs prioritaires.

Favoriser la rénovation intellectuelle de la social-démocratie

Elle veut contribuer à la refondation de la « matrice idéologique » de la gauche progressiste et à la promotion de ses idéaux.

Produire de l’expertise et des solutions politiques opérationnelles

Elle veut formuler des propositions concrètes au profit des leaders politiques, des élus nationaux et locaux ainsi que de tous ceux qui mettent en œuvre des politiques publiques.

Inscrire son action dans un réseau européen et international de think tanks progressistes

Elle veut s’inspirer des réussites et des bonnes pratiques de nos partenaires européens, participer à l’influence intellectuelle de la France en Europe et contribuer à faire émerger une doctrine progressiste européenne.

Plus généralement, Terra Nova contribue à l’animation du débat démocratique, à la vie des idées, à la recherche et à l’amélioration des politiques publiques. Elle popularise les idées politiques et les grands enjeux du monde contemporain.

Consultez le site de la fondation terra nova

Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste pour la présidentielle







Je salue la victoire de Ségolène Royal, élue candidate à la présidentielle par une très large majorité des militants socialistes.

Je me réjouis de cette désignation : les propositions et la conception de la politique de Ségolène Royal répondent à une profonde aspiration populaire et à un désir de faire de la politique autrement.

Ségolène a su éveiller l’espoir du peuple de gauche. L’heure est maintenant au rassemblement de toute la gauche et à la mobilisation pour battre la droite.

Je prendrai toute ma part dans cette campagne aux côtés de la candidate socialiste, au sein de son Conseil politique dont je suis l’une des animatrices, et également évidemment dans les Pyrénées-Atlantiques. Je vous promets une campagne joyeuse et participative. ”

Martine


http://www.desirsdavenir.org/

http://www.desirsdavenir64.com/

Sud Ouest, 18/11/06

CONGRES DU MANS - Pour entrer dans le 21e siècle : un nouvel imaginaire démocratique

Contribution présentée par Martine Lignières Cassou au nom du secrétariat national à la vie associative et aux acteurs sociaux en vue du Congrès du Mans

Ce texte résulte du travail de la commission Vie associative depuis le congrès de Dijon.

Les mutations que nous vivons, la fin du modèle industriel, le redéploiement de l’Etat, la fragilisation de la cohésion sociale entre autres – imposent une autre approche de la démocratie. Celle-ci devient une fin et un moyen de la transformation sociale, démarche au cœur du projet socialiste.

La fin du modèle industriel :

Dans la société industrielle de la première partie du XXème siècle, la grande entreprise était tout à la fois le moteur du développement économique et le vecteur de l’intégration sociale.

L’Etat pour sa part, en appui sur les syndicats, les associations regroupées pour la plupart en mouvements nationaux, véritables corps intermédiaires entre la société civile et la société politique, était le garant de la cohésion sociale. Mais cette société se défait.

Sous l’effet de multiples facteurs, “la société industrielle” cède le pas à une “société de services”.

Les grandes entreprises se repliant sur leur “cœur de métier” externalisent les fonctions secondaires, suscitant par là-même, la multiplication des petites entreprises tandis qu’en réponse aux aspirations des citoyens, de nouveaux services ne cessent d’émerger et multiplient de nouvelles formes de travail.

Aujourd’hui 99 % des entreprises ont moins de 50 salariés. Source de réactivité, de souplesse le nouveau tissu industriel ne peut cependant plus apporter la même valeur ajoutée au plan de l’intégration sociale. Les horaires variables, les temps partiels, les contrats à durée limitée se multiplient…

De fait, l’entreprise sur un quartier, une ville, un village n’est plus l’ordonnateur social qu’elle a pu être.

Cette mutation en profondeur du tissu économique touche toutes les sociétés industrielles.

Elle s’accompagne au plan social d’un désengagement de l’appareil d’Etat. Ce double mouvement de l’Etat et des entreprises a des répercussions particulièrement fortes dans un pays comme la France.

Les mutations de l’appareil d’Etat :

La plupart des pays développés sont en effet, historiquement des pays décentralisés et depuis longtemps l’Etat, accompagne l’action des pouvoirs publics locaux.

Dans ces pays le redéploiement de l’appareil d’Etat pour aussi difficile qu’il puisse être, ne pose pas de problème insoluble. Le dialogue entre les réseaux des PME, les pouvoirs publics locaux et les autres acteurs territoriaux est bien souvent une réalité déjà ancienne.

La France est l’un des rares pays à devoir affronter en même temps le redéploiement de son économie et la réorganisation de l’action publique. Le désengagement de l’Etat ne s’accompagne pas toujours d’une plus forte implication des collectivités locales pour animer, prendre en charge la dynamique sociale. Or dans le même temps, les organisations syndicales perdent leur influence, les grandes fédérations associatives aussi et leurs liens avec l’Etat se délitent.

Ce double mouvement est lourd de conséquence au plan de la cohésion sociale. Les citoyens, habitués au soutien de l’Etat sont bien souvent démunis, fragilisés, isolés pour affronter les mutations du tissu socio-économique et ils perdent leur confiance dans les institutions censées les représenter, qu’elles soient politiques, associatives ou syndicales. Dans ces conditions, si la croissance reste certainement une condition nécessaire au développement socio-économique, elle n’est cependant plus suffisante.

Pour espérer mettre fin à la spirale qui depuis bientôt 30 ans tire notre pays vers le bas, il est indispensable de prendre toute la mesure des évolutions en cours. La cohésion sociale produite par une entreprise de plus de 1000 salariés n’est pas de même nature que celle produite par 100 entreprises regroupant 10 salariés.

Dans ces conditions, il est nécessaire de repenser les droits sociaux au-delà des seuls salariés des grandes entreprises, de repenser les politiques publiques au-delà du seul soutien à la croissance économique et d’articuler l’intervention de l’Etat avec celle des collectivités territoriales.

La cohésion sociale fragilisée :

Le lien social devient une question en soi. Les personnes âgées, les jeunes retraités, les étudiants, les enfants, les personnes au foyer…, sont chaque jour plus nombreux.

Fonder le pacte social sur le seul rapport à l’emploi, c’est de fait, prendre le risque de marginaliser une fraction importante de la population française. De plus, la question elle-même de l’emploi doit être appréhendée comme facteur d’une « bonne » vie -c’est-à-dire un emploi de qualité - pour tous, à tous les âges de la vie, dans toutes les conditions de la vie (handicaps, maladie, sexe, origine…).

La cohésion sociale est tout autant liée aux pratiques culturelles et de loisirs, aux rapports aux temps de vie, à l’éducation qu’à l’exercice d’un emploi…

De la qualité du tissu social, c’est à dire de la diversité des services aux personnes, des équipements publics, des services collectifs… dépend pour une large part l’attractivité d’un territoire pour les personnes ou comme pour les entreprises.

Education, cohésion sociale, pratiques culturelles, croissance économique, environnement, recherche, sont autant d’éléments concourant au développement d’un territoire. Cette interdépendance situe l’enjeu de ce qu’il est convenu d’appeler développement durable.

Une nouvelle approche de la démocratie :

Les citoyens se sentent de plus en plus mal représentés par les institutions, qu’elles soient politiques, associatives ou syndicales. Toutes les institutions sont frappées par ce phénomène. La délégation de parole à travers les mécanismes de la représentation provoque leur méfiance.

Emergent dans l’espace public des individualités subjectives, des groupes, des mouvements spontanés porteurs d’intérêts particuliers voire corporatistes.

L’engagement n’est plus fondé sur des valeurs idéologiques, il n’est plus l’adhésion dans la durée à un projet de société global, il se déploie moins dans des structures nationales, hiérarchisées.

Et pourtant l’engagement est là, le désir d’utilité sociale, la solidarité n’ont jamais été aussi vivants.

Ces différents constats doivent amener le politique à construire ” l’intérêt général” autrement. Ils doivent amener à des dynamiques d’élaboration collective des conditions de “vivre ensemble” et de la transformation sociale et à faire entrer dans le “jeu”, ceux qui aujourd’hui n’y sont pas.

En premier lieu, il est nécessaire de légitimer les organisations syndicales, associatives, les corps intermédiaires qui structurent la société et dans le respect de l’autonomie des acteurs sociaux, bâtir une articulation entre politiques, syndicats et associations.

On ne réforme pas une société uniquement par des textes de loi. Or, les associations détectent les besoins sociaux, elles interpellent les pouvoirs publics, elles forment des citoyens. Elles participent à la transformation sociale. Elles sont un élément vital et dynamique d’une démarche participative que nous devons mettre en œuvre.

Cette dernière s’inscrit dans la construction d’une nouvelle démocratie sociale.

Il n’y a pas de clivage entre une démocratie participative qui fonderait les relations directes entre élus et citoyens et une démocratie sociale qui concernerait les seules organisations syndicales dans le seul champ du travail. Non, il s’agit de construire une nouvelle démocratie sociale qui, dans une démarche participative, concerne tous les champs de la vie sociale (éducation, culture, santé…).

Cette démarche est en cohérence avec l’action du Gouvernement Jospin, concrétisée par la signature de la Charte d’engagements réciproques avec le monde associatif en juillet 2001.

Il s’agit de combiner cette démocratie participative avec les mécanismes de la démocratie représentative. Une telle “hybridation” est le moyen de revitaliser la démocratie représentative qui, si elle persiste à se positionner en surplomb de la société, permet la dérive populiste.

De même, les démocraties (électives et participatives) politiques, économiques, sociales, culturelles, environnementales doivent pouvoir se croiser, s’échanger dans le respect de leurs spécificités.

Cette démarche est complexe car les processus de construction, le fonctionnement ne sont pas les mêmes selon les niveaux territoriaux et le poids de l’Histoire.

Regardons les cadres institutionnels que met en place l’Europe, pour bâtir un nouveau partenariat social : le Conseil Economique et Social Européen, la Confédération Européenne des syndicats, et la consultation régulière des plates-formes associatives permettent une réelle mobilisation et participation de la société civile,

Regardons aussi comment la fluidité, le mouvement est porté hors de cadres institutionnels, notamment dans les forums sociaux internationaux.

En France, la construction de l’Etat, notre héritage révolutionnaire, la place symbolique autant que concrète de la Loi déterminent la nature du dialogue à un niveau centralisé. En France l’autonomisation des formes organisées, syndicats, associations, partis a été telle qu’il n’existe pas aujourd’hui de cadre formel et de travail commun. Mais l’indépendance devrait permettre maintenant de penser l’interdépendance.

Le Parti Socialiste a élaboré des propositions concernant les relations entre politiques et associations, le dialogue civil : reconnaissance du rôle des associations à travers la Charte d’Engagements réciproques, principe de la contractualisation pluriannuelle…

Le Parti Socialiste a également élaboré des propositions concernant la relation entre politique et syndicats élargissant le dialogue social : les règles de la représentativité, respect des accords majoritaires, relations contractuelles (conférence annuelle des partenaires sociaux)…

Mais les relations se complexifient. En effet, nous voyons émerger aujourd’hui sur les champs “traditionnels” des organisations syndicales (le travail ou la protection sociale) des associations qui portent des problématiques transversales (lutte contre les discriminations ou droit des malades). Donc un cadre est à construire qui permette l’élaboration d’un nouveau partenariat entre les politiques, les associations et les organisations syndicales et qui détermine la place des différents acteurs dans le dialogue, et la légitimité de chacun. Prenons l’engagement de construire ainsi toutes nos politiques publiques.

La décentralisation, notamment au travers de structures récentes comme les Régions, est placée devant le défi de rapprocher les lieux de décisions des citoyens sans reproduire en “micro” le fonctionnement du “macro”, d’inventer de nouvelles pratiques démocratiques, de nouveaux modes de prise de décision avec les acteurs d’un territoire. Les Conseils de Développement, les CESR (les conseils économiques et sociaux régionaux), les Conseils de Quartier ; les déclinaisons territoriales de la Charte d’Engagements Réciproques - sont autant d’expériences concrètes que nous devons approfondir et généraliser. Il serait notamment important que la présence et le rôle des associations soient accrus dans les échelons intermédiaires comme les conseils de développement. Une présence accrue du monde associatif dans les dispositifs institutionnels décentralisés et déconcentrés est à développer, ainsi que la Charte d’engagements réciproques le prévoit.

Ces espaces de dialogue supposent une organisation et un certain nombre de conditions pour jouer pleinement leur rôle.

La participation des citoyens à la démocratie territoriale passe donc par la mise en place de procédures de dialogue. Ces procédures doivent définir les niveaux de participation (information, consultation, concertation, négociation), mais également les étapes de construction et de mise en œuvre. En effet, si le politique tranche, les partenaires doivent être informés des mécanismes de choix et de méthodes, connaître les règles du jeu.

Ce partenariat suppose une reconnaissance dans les instances régionales et départementales, les élus et fonctionnaires doivent être formés à la concertation des politiques publiques et à la prise en compte des notions de projet, de fonctionnement et du rôle des associations (relais des citoyens, force de propositions, capacité d’expertise…).

Pour être pérenne, ce partenariat doit également s’exercer sous la forme d’un conventionnement stable ; ainsi, la convention pluriannuelle d’objectifs doit être développée.

La durée, les espaces, les langages, les règles du jeu, sont des éléments qui doivent également être pris en compte.

Pour nous, l’Education Populaire, outil central de transformation sociale et moyen d’apprentissage et d’exercice de la citoyenneté, outil de promotion sociale individuelle et collective, est au cœur de la démarche politique que nous devons mener. Elle donne à chaque citoyen la capacité d’agir sur sa propre vie, et d’exercer un rôle de “maîtrise d’usage” sur lui-même et son environnement.

Ne traitons pas séparément la question sociale et celle de la démocratie. La forme que nous apportons, le cadre que nous donnons conditionnent le fond, le contenu, c’est-à-dire la transformation sociale, et répondent à l’exigence démocratique, propose un “nouvel imaginaire” démocratique.

L’Europe, la France et la Gauche : réflexions

Cette synthèse est le fruit de deux colloques auxquels a participé Martine Lignières-Cassou :

  • « L’opinion et l’Europe en France : 50 ans de sondages », en présence de Roland Cayrol, Président de l’Institut de sondages CSA-TMO, colloque à l’ENA, le 22 juin 2005.
  • « Premières Rencontres de l’alternance » organisées par Gaëtan Gorce, Patrick Bloche, Christophe Caresche et Jean louis Bianco, au Musée social , le 28 juin 2005.

  • OU VA L’EUROPE ?

Depuis le début des années 80, c’est-à-dire à partir du moment où on a intériorisé la construction européenne comme une donnée que l’on ne saurait remettre en cause (et on l’a bien vu durant la campagne où aucun candidat, même souverainiste, n’ose explicitement montrer qu’il est contre l’Europe) jusqu’à aujourd’hui, dès qu’on parle « avenir » sur n’importe quel thème, on parle « Europe » après ( Roland Cayrol).

Le problème c’est qu’avec les angoisses structurées par le chômage, l’Europe c’est l’avenir mais l’avenir est menaçant. L’avenir, c’est le prolongement des tendances modernes : augmentation du chômage de la précarité et des délocalisations.

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Contribution au Congrès du Parti Socialiste de Dijon de Martine Lignières-Cassou

DE L’IDENTITE

Une contribution au Congrès de Dijon toujours d’actualité.

La pensée de la philosophie des Lumières et l’œuvre des Révolutionnaires français fut celle de l’émancipation de l’individu, de son affranchissement de toute oppression et, donc de toutes les tutelles communautaires.La loi Lechapelier de 1791, supprimant les corporations fut l’une des concrétisations de cette volonté.

Depuis lors, la seule communauté reconnue est la Nation, dépositaire de la souveraineté du peuple, avec laquelle chaque individu passe un contrat. Cette méfiance fut si forte envers toute velléité communautaire, qu’il fallut plus d’un siècle pour reconnaître aux individus le droit de s’associer (1901).

Jusqu’ici, nous n’avons pas voulu réconcilier individu et communauté, car, pour nous, « communauté » est synonyme de « communautarisme », c’est-à-dire repli régressif et ghettoïsation de la société.

Nous ne prenons pas en compte le fait que les groupes, que ce soit la famille, le quartier, la ville, le terroir, le travail, les associations, socialisent l’individu, que l’identité s’ancre dans une histoire commune, un savoir-vivre ensemble qui naît souvent de la proximité.

Pourtant, ce qui se joue dans la construction de l’identité, c’est l’élaboration du lien social, du fait que l’individu, comme le groupe, se définissent avant tout par rapport aux autres.

Ce qui nous saute aux yeux, ce sont les conflits identitaires, qu’ils prennent la forme du refus de la mixité sociale, ou celle d’une affirmation culturelle instrumentalisée par des politiques (exemple du Pays Basque).

Mais, en ces temps d’individualisme, de délitement du lien social, faut-il seulement développer des politiques publiques basées uniquement sur le contrat individuel, ou peut-on, et dans quelle mesure, s’appuyer sur la dynamique des groupes et favoriser la promotion collective ?

Nous redoutons le communautarisme, car nous craignons que l’individu ne soit enfermé dans son seul groupe d’origine. Or, l’identité est plurielle : le sentiment d’appartenance se multiplie et varie dans le temps. On peut à la fois être et Breton et Français et Européen, on peut aussi être et Algérien et Marseillais et Français. Ces appartenances ne sont pas exclusives les unes des autres. Par ailleurs, l’identité bouge, elle n’est pas immuable, notamment l’identité culturelle : il n’est qu’à prendre pour exemple les « Fabulous Troubadours » groupe occitan qui a intégré le rap dans sa musique.

Nous ne pouvons que regretter de ne pas avoir saisi le moment de la signature par la France de la Charte sur les langues et cultures régionales en mai 1999 pour avoir ce débat là. Nous ne pouvons pas prôner le respect de la diversité culturelle dans le monde si en France nous ne respectons pas ce principe.

Et il est également fort regrettable que le contrat de l’Education nationale avec les écoles en langue bretonne, les écoles Diwan , ait été cassé une première fois, par le conseil d’Etat, à l’initiative d’une association prônant la laïcité . Car c’est de laïcité dont nous avons besoin, de celle qui assure la liberté de conscience.

Ce débat va surgir sous une autre forme à propos du financement des mosquées. Réfléchissons-y dès maintenant.

La question des identités est actuelle, nous ne pouvons l’éviter :

La mondialisation, en brisant les repères, renouvelle le besoin d’identité et l’enracinement local.

La construction européenne bouscule l’identité nationale, élargissant la notion de citoyenneté.

La décentralisation provoque de la part des élus, soucieux d’asseoir la légitimité de leur institution, une quête d’identité régionale.

L’identité nationale apparaît de plus en plus comme l’une des formes de nos identités politiques ou culturelles. Elle ne forme plus la seule (si tant est qu’elle ne l’ait jamais été !) communauté de référence. En disant cela, il ne s’agit pas de prôner un autre modèle d’intégration (bien qu’il puisse être intéressant de regarder les politiques conduites au Canada) ou de renoncer à l’objectif de cohésion sociale, mais de nous adapter à ce que sont les nouvelles réalités sociales et culturelles.

Il est, en effet, du devoir du Politique de créer la rencontre entre des mondes différents, de permettre le brassage et de faire tendre vers l’universel.

Martine Lignières-Cassou

Danièle Bousquet

Marie-Françoise Poyet

Rencontres sur "l’Exigence démocratique" du 2 avril 2005 : Le livre ouvert.

Ce livre comportant les contributions des intervenants a été élaboré à l’occasion du colloque du 2 avril 2005 sur « l’Exigence Démocratique ». Il constitue la première étape du travail mené par le Parti socialiste en vue d’une construction d’un partenariat entre le politique et la société civile.

Cliquez sur le lien pour consulter le livre ouvert de contributions à la réflexion sur l’exigence démocratique conduit au sein du Parti Socialiste par Martine Lignières-Cassou:

Livre ouvert - contributions aux rencontres sur l’exigence démocratique - Paris - 2 avril 2005



Lu sur le site du PS: “Trois questions à Martine Lignières-Cassou sur la démocratie”

Les responsables du site “projets socialistes” ont souhaité revenir, le 4 juin dernier, sur le thème de l’exigence démocratique. Le point en trois questions à Martine Lignières-Cassou, en sa qualité de Secrétaire Nationale du PS à la Vie Associative et aux Acteurs Sociaux



Pourquoi le secrétariat National que tu animes travaille t-il sur le thème de la démocratie ?

MLC : Les associations constituent aujourd’hui un des piliers de la démocratie. La confiance que les citoyens leur portent, leur extraordinaire vivacité est la reconnaissance de ce rôle./

Cela implique que le politique crée des relations de partenariat avec les associations comme avec les syndicats ? c’est la condition pour mettre en œuvre et réussir une stratégie de transformation sociale.

Mais la France, pays de la loi, de la primauté du politique, a du mal à prendre en compte cette aspiration de la société civile à participer à la vie de la Cité.

Cependant, cette démarche a vocation à être au cœur du Projet Socialiste et d’abord de son élaboration.


Comment s’élabore cette démarche ?

MLC : En collaboration avec le Secrétariat aux études, le comité économique social et culture du Parti Socialiste nous rencontrons depuis un an chercheurs, associations, syndicats sur le thème « Quel nouveau partenariat social et civil construire ? »

Le 2 avril 2005, nous organisons à Paris des Rencontres sur « l’Exigence Démocratique ». ces rencontres seront le lieu d’un débat entre ces différents acteurs sur la nécessité de rénover la démocratie.

L’université d’été de la Rochelle 2005 constituera une seconde étape de propositions.


Pourquoi les Rencontres du 2 avril s’intitulent – elles « L’exigence Démocratique » ?

MLC : Les politiques ne sont pas confrontés aujourd’hui à un déficit démocratique, mais au contraire à une demande très forte des citoyens de plus de démocratie.

Nous constatons ce désir tous les jours, dans les communes sur les questions d’urbanisme ou d’environnement, en France sur les questions de santé ou d’école., ou encore dans le monde où l’aspiration des peuples à la démocratie est forte.

Au politique, et au Parti socialiste en particulier, de répondre à cette demande. Il faut ouvrir de nouveaux espaces de débats, construire les outils d’une démocratie rénovée.

Faites nous part de vos expériences, réussies ou pas, peu importe car nous savons que cette démarche nécessite de bouleverser notre culture et nos pratiques.

Voir le site de projets socialistes


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