Réfléxion politique


Du local au national: Quelles possibilités d’action, en Chiraquie, pour un député de l’opposition? Et quelle démocratie?

La droite occupe aujourd’hui près de 400 sièges à l’Assemblée nationale (dont 363 pour la seule UMP) sur 577 au total. Et on nous appelle encore “la représentation nationale”… Je ne compte plus les lois, amendements et autres demandes de bon sens, avancés par l’opposition depuis trois ans, qui n’ont pas été massivement rejetés par cette écrasante majorité de droite, sans faire dans le détail, encore moins dans le social. Unis comme un seul mouton…

Comment ne pas se décourager lorsque vous constatez que sont systématiquement réduits à néant tous vos efforts pour honorer la démocratie française et la mission de représentation que vous ont confiée les électeurs? Et comment se résoudre, en son âme et conscience, à ne plus rien faire d’autre qu’attendre une alternance? A mettre au placard nos projets et idées jusqu’à ce que de nouvelles élections et une recomposition de l’Assemblée nationale permettent leur retour à l’ordre du jour?

Nous sommes en 2005, Dominique Galouzeau de Villepin -DGV- finit tout juste de défaire ses cartons à Matignon. Et pourtant, pourtant, à peine arrivé, le voici déjà à l’oeuvre. Aucun repos. Et 100 jours pour s’y faire. Héroïque?

Intolérable. Car dans cette course folle, c’est une fois de plus la démocratie qui trinque…

Lutte contre les discriminations : lancement d’un groupe de travail

Le groupe socialiste a organisé un groupe de travail sur la lutte contre les discriminations. Ce groupe a procédé à 22 auditions et entamé un travail et une réflexion de long terme.

Vous pouvez retrouver les principaux faits et chiffres et les principales contributions des acteurs de cette lutte au travers du premier document issu du groupe de travail, au lien suivant :

http://www.deputes-socialistes.fr/medias//PDF/argumentairesXIII/DossierDiscriminations.pdf

Préparation du Congrès de Reims : Martine signe la contribution du pôle écologique

Dans l’optique de la préparation du Congrès de Reims, Martine Lignières-Cassou a signé la contribution générale du Pôle écologique du PS. Elle salue la qualité de la réflexion menée par le pôle écologique, le PS a besoin de ce travail de fond.

Retrouvez le texte de cette contribution sur le site du pôle écologique en cliquant ici

La langue d’adoption, la langue de la liberté

Cette année 2008 aura vu deux distinctions littéraires de premier plan remises à deux personnes d’origine étrangère en France.

Le prix Goncourt 2008, la plus prestigieuse récompense littéraire du pays, a été attribué à l’auteur franco-afghan Atiq Rahimi pour Syngué sabour. Pierre de patience. Il a quitté son pays après des études à Kaboul pour cause de guerre au milieu des années 1980. Il émigre au Pakistan avant de demander l’asile politique puis la naturalisation en France.

Le prix Renaudot est lui attribué au guinéen Tierno Monénembo pour Le Roi de Kahel. Monsieur Monénembo a quitté son pays à la fin des années 1960 pour fuir la dictature de Sekou Touré. Faut-il y voir un symbole ? Faut-il y voir un message ? Ou simplement deux parcours d’intégration réussis ?

Le droit d’asile fait partie de la tradition et des valeurs qui font la grandeur de la France. Souvent anonymes, parfois reconnus, ceux à qui on accorde le droit de vivre dans ce pays mettent généralement en oeuvre les efforts nécessaires à leur intégration, bien qu’ils ne soient pas tous primés.
Reprenons cette très belle phrase de Monsieur Rahimi qui affirme que « la langue d’adoption est la langue de la liberté ».

Rappelons également, en réfléchissant à la Conférence de Vichy de la semaine dernière, que, pour qu’une intégration soit réussie, il est nécessaire que la société d’accueil en manifeste la volonté et en dégage les moyens.

Ce texte a été diffusé par l’association France Terre d’Asile

Fusion des banques populaires et des caisses d’épargne : l’État fragilise le système coopératif

Ce projet de loi prévoit la création d’un nouvel organe central commun aux deux banques, organisé sous forme de société anonyme. Il faut en effet sauver les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires, coulées par leur filiale commune Natixis, qui compte 2,8 milliards d’euros de déficit en 2008. Cette fusion donnera naissance au deuxième groupe bancaire français, avec 34 millions de clients, 7 700 agences et 110 000 collaborateurs.

Le gouvernement souhaite faire de l’adoption de ce texte une formalité, et cache derrière des aspects techniques des décisions éminemment politiques. Le texte est volontairement elliptique et renvoie d’importantes décisions aux statuts et aux règlements intérieurs des groupes. Il consiste en fait à accorder un blanc-seing au nouveau président du directoire : François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, dont la nomination demeure totalement contestable. Contrairement à ce qui avait été déclaré par Nicolas Sarkozy, la commission de déontologie n’a pas été saisie. Or, cette nomination pose le problème de cursus d’un haut fonctionnaire qui devient subitement premier dirigeant d’une grande banque privée. Cette attitude paraît à la fois choquante et condamnable. Une enquête préliminaire pour prise illégale d’intérêts a d’ailleurs été ouverte.

Le nouveau groupe va bénéficier de 7 milliards d’euros d’apport de la part de l’État dans le cadre du dispositif public de soutien aux banques. Mais l’ampleur des pertes de Natixis n’est pas encore connue. Certains pensent en effet, y compris dans l’appareil d’État, que le risque induit par les actifs douteux peut aller jusqu’à 30 ou 35 milliards d’euros ! Il aurait fallu la garantie de l’État pour donner toute sa chance au nouveau groupe. Sinon,

d’autres devraient se substituer à l’État. Qui alors, devrait assumer ces pertes ?

Dans tous les cas de figure, il n’est pas acceptable qu’après avoir injecté tant d’argent, l’État renonce à exercer un droit de vote au Conseil de surveillance pour peser sur les décisions et s’opposer aux éventuelles suppressions d’emploi, à la fin de la dualité des réseaux ou à la remise en cause des statuts sociaux des salariés.

Les députés SRC ont voté contre ce texte. Lors des débats, ils ont fait entendre leurs propositions en matière de gouvernance (et ont obtenu gain de cause sur la présence majoritaire des sociétaires au sein du Conseil de surveillance), pour réaffirmer les valeurs identitaires et mutualistes de ces groupes ou encore lutter contre les paradis fiscaux.

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