Déclarations et interventions locales


Mobilisation pour les retraites

Les députés socialistes ont apporté leur soutien total à la journée de mobilisation du 24 juin. Partout en France, nous avons participé aux manifestations imposantes contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Il était important d’agir fortement avant l’été : l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites est programmé en commission des Affaires sociales et en commission des Finances du 13 au 23 juillet prochains.

Le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que ces débats se déroulent à huis clos. Les députés du Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche demandent au contraire une totale transparence. L’importance du sujet qui concerne tous les citoyens, la nécessité d’un travail approfondi, clair et lisible en commission justifient la publicité de la discussion des articles et des amendements. Comment expliquer aux Français que la réforme des retraites se fasse à huis clos alors que ces travaux sont censés constituer le cœur du travail parlementaire ? En plein coeur de l’été, il est important que les Français soient informés des discussions et décisions ayant un impact direct sur leur avenir.

Jean-Marc Ayrault, Président du groupe SRC a demandé au Président de l’Assemblée nationale que les travaux en commission soient publics du début à la fin de la discussion du texte (lire le courrier). Un groupe facebook a été créé à cette occasion pour soutenir la démarche

Parallèlement, le Groupe socialiste procède en ce moment à une série d’auditions des syndicats sur la réforme. L’unité de vue est totale sur l’injustice et l’irresponsabilité de ce projet. La prise en compte factice de la pénibilité ou la question du financement de la réforme sont les points durs relevés par les organisations syndicales autant que par les députés socialistes.

Le retour du travail dominical

Le texte sur le travail du dimanche revient à l’Assemblée ce lundi, dans une version encore plus dangereuse pour les droits des salariés. Le Gouvernement prétend avoir amendé son texte: obligation de recourir aux seuls salariés volontaires, doublement de la rémunération, exclusion des grandes surfaces alimentaires, et renoncement à étendre à huit dimanche par an le droit d’ouvrir.

La réalité est pourtant très différente : le texte revient en fait à généraliser le travail dominical, sans réelle contrepartie pour les salariés. Il est énoncé que ” dans les communes touristiques ou thermales ” les commerces de détail peuvent ” de droit ” occuper leurs salariés le dimanche durant toute l’année. Le classement au titre de ” commune touristique ” est accordé par le préfet sur demande du maire.

Résultat : un maire dont la ville est classée ” commune touristique ” pourra demander au Préfet qu’il accorde le droit aux commerces de toute sa ville de faire travailler leurs salariés tous les dimanches de l’année, sans aucune condition de saisonnalité. D’après le Conseil national du Tourisme, cette disposition pourra concerner entre 5000 et 6000 villes et communes en France, dont Pau.

Si la proposition de loi est votée, le travail sera de droit les dimanches dans tous les commerces de ces communes sans aucune contrepartie pour les salariés. Pour eux, ni salaire double, ni repos compensateur obligatoire, ni nécessité d’être volontaire. Au contraire, le refus de travailler le dimanche serait même passible de licenciement en application du droit du travail!

Intervention relative à l’expulsion de la famille ABRAHAMIAN

Pau, le 5 février 2009

Monsieur Philippe REY

Préfet des Pyrénées-Atlantiques

2, rue du maréchal Joffre,

64021 PAU CEDEX

Monsieur le Préfet,

La Préfecture des Pyrénées-Atlantiques a récidivé le 26 Janvier dernier : c’est la 3ème fois en 6 mois que des familles demandant asile sont expulsées de France sans pouvoir être entendues par le juge des libertés et de la rétention. Interpellations sans possibilité de prendre ni effets personnels, ni argent, arrêt brutal des scolarités des enfants : les conditions de ces reconductions, on le voit, sont bien peu respectueuses de la dignité des personnes. Pourtant, elles sont légales, comme vous le rappelez.

Aujourd’hui, je souhaite vous interroger non seulement sur la dimension humanitaire, mais aussi sur la dimension juridique de ces interpellations et reconductions. Si la procédure est légale, sa mise en oeuvre, au fil des épisodes, semble de moins en moins respectueuse du Droit. Les recours n’ont pas pu être actionnés.

Peut-on transgresser les lois les plus essentielles de la République française, celles qui concernent ses enfants ?

Peut-on encore parler d’un Etat de droit quand la course aux quotas engendre de telles pratiques ?

A ce jour, Monsieur Abrahamian, serait toujours retenu par la police arménienne : c’était un opposant du régime en place, un réfugié politique, donc.

Je vous prie, Monsieur le Préfet, de bien vouloir recevoir mes salutations distinguées.

Communiqué concernant les annonces du CIACT pour le Béarn relatives au plan de relance

DES AMBITIONS TRES LIMITEES

Le bilan des mesures annoncées par le Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires du 2 février à Lyon est bien maigre pour le Béarn, tant s’agissant du nombre de projets que de leur envergure.

Certes, l’on pourrait se féliciter qu’un effort soit consenti pour la modernisation de la ligne ferroviaire Pau-Oloron. Mais l’on reste perplexe devant la somme affichée de 13 millions. C’est loin d’être à la hauteur des enjeux et il faut déplorer l’absence de projet pour la réouverture de la liaison Pau-Canfranc.

Certes, un effort est prévu pour la RN 134. Mais 4,05 millions d’euros affectés c’est beaucoup trop peu. Les travaux seront donc essentiellement cantonnés à la construction de quelques murs de soutènement sur quelques portions de la voie. Est-ce là toute l’ambition de l’Etat pour l’aménagement de cette voie structurante pour notre territoire et terriblement accidentogène ? Nous avons besoin d’une voie nouvelle, et toujours pas d’engagement dans ce sens.

Certes, l’on pourrait se satisfaire que des fonds soient débloqués pour la rénovation de la Maison d’arrêt et du Tribunal de Pau. Mais ce serait ignorer les besoins gigantesques de la maison d’arrêt de Pau pour offrir des conditions de détention dignes. Ce serait aussi méconnaître la nécessité de locaux pour la Justice.

Certes, on nous annonce des crédits pour l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Mais la circonspection reste de mise face à l’absence de chiffrage ou de description des mesures prévues.

Martine Lignières-Cassou regrette l’absence de vrais investissements à la hauteur des besoins de notre territoire.

Il faut se donner les moyens de préserver nos territoires de la crise. Si ce CIADT reflète toute l’ambition du gouvernement pour ce faire, il y a de quoi être inquiet. Après un plan de relance général de l’économie bien loin des enjeux, ce n’est pas son volet territorial minimaliste qui nous permettra de redresser la barre et de mieux armer nos territoires.

Soutien au mouvement de grêve dans l’Education nationale.

Conseil communautaire du 17 décembre

Motion de soutien aux mouvements de grève dans l’éducation nationale

Le gouvernement actuel s’emploie à un démantèlement systématique de l’institution scolaire. C’est un élément fondamental notre pacte républicain qui est aujourd’hui menacé.

L’école subit de plein fouet les restrictions budgétaires : le budget enseignement scolaire prévoit ainsi pour 2009 13 500 suppressions de postes dont 3 000 de professeurs des écoles intervenant au sein des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (dits “Rased”). Le gouvernement ne donne pas à l’école les moyens d’assurer sa mission, à savoir la réussite de tous les enfants quel que soit leur milieu d’origine.

Les enseignements sont recentrés sur les savoirs disciplinaires dit fondamentaux au nom d’une conception étroite et rétrograde de l’éducation. La scolarisation dès deux ans est remise en cause. Toutes les composantes de l’éducation nationale sont attaquées : de la maternelle à l’université, de la formation des enseignants à la recherche.

Localement c’est aussi par exemple la menace de suppression des filières Maintenance des Equipements Industriels de la section professionnelle du Lycée Saint-Cricq de Pau.

Les lycéens ont manifesté et exprimé leurs inquiétudes concernant la réforme du lycée voulue par le gouvernement : toujours moins d’heures de cours, moins de postes, le risque d’un baccalauréat dévalorisé … Ces craintes sont légitimes. Que de temps perdu avant que le gouvernement ne prenne enfin la mesure de ces protestations et ne se décide à suspendre la réforme du lycée qu’il entendait imposer.

Inquiétudes aussi concernant la réforme de la formation des futurs enseignants au travers de la suppression des IUFM et de l’avenir incertain des concours de recrutement des enseignants.

Celles-ci s’ajoutent aux appréhensions suscitées par les réformes du CNRS et de l’Université, réformes articulées autour des notions de mise en concurrence et de participation de fonds privés.

Ces réformes, élaborées dans le flou et sans concertation préalable paraissent inacceptables, que ce soit du point de vue de la méthode, du fond ou des moyens qui leur sont affectés.

La communauté d’agglomération Pau-Pyrénées apporte son soutien aux enseignants et aux lycéens qui se mobilisent pour un service public de l’éducation nationale de qualité. Elle prend acte du report de la réforme du lycée annoncée par le gouvernement et attend de lui qu’il engage dès maintenant un vrai processus de dialogue et de concertation.

La communauté d’agglomération Pau-Pyrénées attend du gouvernement qu’il rétablisse les moyens nécessaires à l’exercice de ses missions par l’école. Elle affirme son attachement à un service public de l’enseignement renforcé et à une école ambitieuse et dotée des moyens nécessaires pour jouer pleinement son rôle dans la réduction des inégalités sociales.

Pouvoir d’achat des retraités : Martine Lignières-Cassou répond à la CFDT

La CFDT a alerté votre députée sur le pouvoir d’achat des retraités en avril dernier. Prenez connaissance de la réponse de Martine Lignières-Cassou concernant leurs revendications.

Vous avez bien voulu m’écrire afin d’attirer mon attention sur la situation difficile des retraités qui ont manifesté en mars dernier pour défendre leur pouvoir d’achat, je vous en remercie.

La situation est en effet préoccupante. Un retraité sur sept connaît la pauvreté. Plus d’un retraité sur deux, soit plus de 6 millions, perçoivent des pensions inférieures au SMIC. Plus de 600000 sont allocataires du minimum vieillesse pour un montant mensuel de 628 euros. Le gouvernement Fillon reconnaît que les 13,5 millions de retraités sont en train de perdre du pouvoir d’achat et pourtant refuse de prendre les mesures qui s’imposent.

La réforme Fillon de 2003 est un échec social et financier. Le regain d’inflation est une réalité que les projets de budget et de financement de la sécurité sociale votés à l’automne n’ont pas anticipé : les pensions de retraite ont augmenté de 1,1 % en 2008, alors que la prévision pour la hausse des prix est de 1,6 %, et que le résultat définitif sera sans aucun doute largement supérieur. En 2007, l’inflation a augmenté de 2,6 %, loin des 1,8 % prévus.

Il y a bien chute du pouvoir d’achat pour tous les retraités et progrès de la pauvreté pour un nombre croissant d’entre eux. Cette situation est inacceptable dans un pays développé comme le nôtre. Elle est injuste quand on se rappelle que le premier geste de ce gouvernement, en juillet dernier, a consisté à accorder, sans contrepartie, un paquet fiscal de 15 milliards d’euros, pour une poignée de privilégiés.

Les socialistes demandent une revalorisation immédiate de toutes les pensions et d’abord des millions de petites retraites afin non seulement de garantir le pouvoir d’achat, mais d’en assurer le nécessaire progrès, conformément aux engagements électoraux du Chef de l’Etat.

Certes, le Président de la République a annoncé le versement d’une prime de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse, anticipant l’augmentation de 5 % prévue en 2008, quelques jours avant les élections municipales et cantonales. Pour autant la hausse du minimum vieillesse est une mesure très partielle

Aujourd’hui, le minimum vieillesse est de 628,10 euros par mois pour une personne seule. Cette allocation est versée aux retraités de plus de 65 ans, qui le plus souvent ont eu des carrières irrégulières, afin de leur permettre de percevoir une pension minimale. Il est versé à environ 600 000 personnes ayant un niveau de ressources très faibles (643 euros par mois pour une personne seule, 1 126 euros par mois pour un couple).

La majoration de 5 % annoncée pour 2008 représente un gain mensuel de 31, 4 euros par mois, (moins d’un euro par jour). Le versement de 200 euros promis au début du second trimestre pour 2008, anticipant une augmentation annoncée de 5 %, apparaît comme un maigre « cadeau » distribué juste avant les dernières élections.

Tous les autres retraités, et notamment les 3,5 millions qui ont une pension légèrement supérieure au seuil de versement du minimum vieillesse et auxquels il avait été aussi promis une revalorisation, ne sont pas concernés par la hausse annoncée. Pour eux, 2008 est une année de baisse du pouvoir d’achat de leur pension. Ils doivent faire face à la hausse des prix de première nécessité et des produits alimentaires, aux franchises médicales ou encore à la hausse du coût de l’énergie.

Enfin, les caisses de l’état ont été vidées en juillet 2007, dès lors qui paiera la hausse du minimum vieillesse ? Le minimum vieillesse est financé par le Fonds de solidarité vieillesse dont 75 % des recettes sont constituées par la CSG. La hausse annoncée du minimum vieillesse ne peut conduire qu’à l’augmentation de la CSG dès cette année.

Au final, ce sont bien les Français, et notamment les plus modestes, qui paieront les cadeaux faits aux plus aisés au mois de juillet 2007. Il y avait pourtant une solution qui ne coûterait rien aux Français. La “prime” de 200 euros représente une dépense nouvelle de 120 millions. Au 31 août 2007, l’Etat a versé 121,107 millions d’euros au titre du bouclier fiscal pour 2 398 contribuables, qui ont pu réduire leurs impôts de 50 503 euros en moyenne …

Votre députée à la Marche pour le Tibet

En tant que députée et Maire de Pau, Martine Lignières-Cassou a participé à la marche pour le Tibet organisée par l’APACT à Pau le 31 mars dernier.

Retrouvez ci dessous l’intervention de Martine Lignières-Cassou et sa lettre de protestation auprès des autorités chinoises.

Intervention sur la Situation au Tibet - 31 mars 2008

La flamme olympique a été accueillie aujourd’hui en grande pompe place Tien’anmen ; cette place qui est aussi le symbole de la résistance au

régime chinois et de al répression qui s’ensuivit en 1989. Cette cérémonie, retransmise aux chinois en différé et sous la protection d’un énorme dispositif de sécurité, n’est évidemment qu’une parodie tant le régime chinois est éloigné des valeurs de l’olympisme qui sont celles de la fraternité et de la paix.

Nous devons évidemment condamner avec la plus grande fermeté la répression des Tibétains qui manifestaient pacifiquement depuis le lundi 10 mars, notamment à Lhassa et à Dharamsala par les forces de l’ordre et l’armée chinoises. Cette répression qui aurait soi-disant fait une dizaine de morts selon la propagande chinoise se chiffre sans doute à plusieurs centaines de victimes.

Les violences se poursuivent. A la veille des jeux Olympiques, la situation des droits de l’homme en Chine et au Tibet nous interpelle cruellement. Emprisonnements, exécutions sommaires, information totalement contrôlée … Tout cela nous montre que le processus espéré il y a sept ans par le comité international olympique, en prenant la décision controversée de choisir Pékin comme ville olympique pour les jeux d’été de 2008 a fait long feu.

Ce qui se passe au Tibet depuis 1949, ce n’est rien d’autre qu’une colonisation forcée. Les manifestations du 10 mars dernier signaient la commémoration de la rébellion tibétaine de 1959 qui avait marqué l’exil du Dalaï Lama en Inde. De telles protestations ne s’étaient pas produites depuis 1989. À cette époque, c’est le chef de l’État chinois actuel, Hu Jintao, qui les avait réprimées dans le sang.

Les accusations chinoises portées contre le dalaï-lama, accusé d’encourager les violences sont évidemment infondées. Au contraire, aucun chef spirituel ou temporel n’a jamais réussi depuis son exil à maintenir son peuple opprimé dans la non violence pendant une si longue période.

Nous appelons les autorités chinoises à l’arrêt immédiat de la violence contre les
manifestants et au respect des engagements internationaux pris en matière de respect des droits de l’homme.
Les intérêts économiques considérables que représente le marché chinois pour de nombreux pays occidentaux ne peuvent justifier un mutisme coupable.

Nous avons demandé à Nicolas Sarkozy de recevoir le Dalaï Lama et d’obtenir un changement d’attitude face à Pékin, au lieu de se contenter d’appeler le régime chinois à tuer avec retenue. Le silence assourdissant de la diplomatie Française pendant de longs jours fut pesant. Les affaires passeraient-elles avant nos valeurs universelles ?

Dans la perspectives des JO nous devons envisager quelles actions mener. Il ne nous faut pas être plus tibétain que le Dalaï Lama qui n’appelle pas au boycott des jeux, mais nous ne pouvons pas faire comme si rien ne se passait. Certains, comme Reporters sans frontière, proposent de boycotter la cérémonie d’ouverture. Il faut y réfléchir. Aucune option ne doit être laissée de côté.

Evidemment, notre réaction ne doit pas seulement être événementielle. Il nous faut établir une profonde réflexion quant à notre attitude à l’égard de la Chine. Il convient d’envisager tous les moyens de pression internationale en cas de poursuite de la répression contre les Tibétains. Une concertation sur l’avenir du Tibet entre les autorités chinoises et les responsables tibétains en exil, notamment le Dalaï Lama, s’impose, malgré la fin de non recevoir de Pékin, alors que le chef spirituel bouddhiste ne réclame pas l’indépendance mais seulement le droit à une autonomie culturelle.

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Lettre aux autorités chinoises

His Exellency HU JINTAO

President of the People’s Republic of China
9 Xihuang-Chenggen Beijie
Beijing
Peoples Republic of China

Your Excellency,

You gave an ultimatum to Tibetans living in Lhasa, to surrender from them- even to the police forces of the Democratic Republic of China, promising to them to consider their voluntary step, especially since they would supply you with information on the other Tibetans.

In the absence of this rédition, very serious threats are to be envisaged.

An ultimatum has never allowed to find valid solutions for none of the parties. The blackmail, the call to the informing, cannot be considered as deserving a big full of life Nation of spirit of justice, the respect for the fundamental rights, for the freedom of expression, far needs.

We thus call it to your understanding, in the name of “Human Rights”, and fundamental values of the humanity,

We are praying you to stop this bloody repression which strikes Tibetans, in the Tibet but also in China in their will to recover their dignity, their freedom, to find the possibility for each of them to live with dignity on their native earth and to make continue their culture and their religion.

By wishing to welcome the Olympic Games in your country, you undertook to respect and to promote values of Justice, Freedom, Brotherhood, by giving in to your temptation of bloody repression to scoff you at your commitments towards all the nations which relying on you voted so that you welcomed JO, and you also enter the field of the inhumanity.

We thus ask you insistently to stop this repression which gets the Tibetan people for several decades and particularly since Mars 2008. We also ask you to get free all the reserved Tibetans and to do that those who need medical care could be heard and tended.

Wishing deeply that our request will be heard, yours sincerely.

Martine LIGNIERES-CASSOU

Citoyens du Béarn



Le 26 janvier dernier, Martine était invitée à rencontrer l’association Citoyens du Béarn. Ce Club promeut la démocratie participative dans une indépendance vis-à-vis des partis politiques. Il est ouvert à tous ceux qui ressentent le besoin de réfléchir sur le sens de leur action et leur rôle dans la cité, au delà des clivages partisans.

Contact :
citoyensdubearn@gmail.com


Lire le compte rendu de la rencontre

"Bible et société : quelle place pour la femme"

Vendredi 24 novembre 2006, à l’invitation du Pasteur Jean-Jacques BONNEVILLE de l’église réformée de France, Martine LIGNIERES-CASSOU a participé à un débat sur le thème “Bible et Société : quelle place pour la femme”.

Le débat était organisé par l’Eglise Réformée de France avec Marie-José Bouscayrol (conseillère municipale d’opposition à Pau) et Isabelle Bousquet, Pasteure à Toulouse.

Cette dernière a montré le rôle marginal de la femme dans la Bible. Cependant, les femmes ont eu un rôle important dans l’église primitive. Les réformateurs leur redonneront leurs lettres de noblesse mais les femmes pasteur ne sont admises que depuis 1965. Les quotas sont insupportables en France et nous devons être vigilants et solidaires avec les femmes d’ailleurs qui vivent des inégalités.

Martine fait un rappel historique pour montrer d’une part que la pensée est structurée par les différences entre les sexes et d’autre part, que la domination masculine est un phénomène universel. Il n’est donc pas étonnant que les textes bibliques soient empreints de cette culture et qu’ils fassent l’objet d’un travail de réinterprétation pour écarter leur origine misogyne.

Les rapports entre les femmes et le pouvoir ont varié dans le temps : Il y a eu un âge d’or en France entre le IX° et le XIV°, où des femmes furent reines, comtesses, abbesses, …- avant « l’invention » de la loi salique excluant les femmes de l’héritage et du trône. La « loi salique » constitua un mythe fondateur de la nation française si prégnant que la Révolution française ne remît pas en cause l’exclusion des femmes de la sphère publique, au contraire…

Malgré l’instauration de la parité en 2000, la France reste l’avant dernier pays d’Europe pour la représentation des femmes au parlement. Un frémissement ? Ségolène Royal est la première femme en capacité d’être élue présidente de la République.

Marie-José Bouscayrol tente de concilier son rôle d’élue, de mère de famille et de commerçante. Elle a vécu la politique des quotas aux USA et le refus de sa candidature au conseil général en sa qualité de femme. Les femmes artistes ont été reconnues par leur talent au cours des siècles passés mais elles n’ont pas la place qu’elles méritent aujourd’hui. La société est plus tolérante mais les jeunes femmes privilégient la famille (image du bonheur) par rapport au travail (associé à la précarité et aux exigences et non à l’émancipation) !

A partir des questions des participants, les intervenantes constatent que les femmes accèdent aux grandes écoles mais qu’elles sont ensuite défavorisées en terme de salaires et pour accéder au pouvoir. Les femmes doivent-elle rechercher l’accomplissement dans l‘égalité parfaite ou comme le préconise Martine, se réaliser avec ses différences et ses potentialités en disposant d’une réelle égalité de droits ?

Les femmes se rapprochent du pouvoir dans lessituations de crise. Isabelle Bousquet rappelle que les sociologues montrent que les métiers en discrédit, se féminisent ! Dans les pays nordiques de tradition protestante, le pouvoir est mieux partagé. Pour Martine, le système de représentation est en crise, les hommes politiques sont de plus en plus discrédités (sondages) : comme dans d’autres périodes, on fait appel aux femmes !

Faut-il modifier la loi pour éviter certaines exclusions et lutter contre les violences (y compris dans les images télévisées) ? Isabelle Bousquet insiste sur la nécessité de rappeler aux jeunes que certains droits sont récents et que chacun devrait être plus militant pour refuser l’inacceptable et agir dans les associations qui oeuvrent pour plus de justice. Pour Martine, il ne faut pas tout attendre de la loi et du politique pour changer la société : un travail collectif et une prise de conscience de tous sont nécessaire. La violence est un problème transverse qui met en jeu l’éducation jusqu’à la répression.

Martine rappelle sa position pour conduire le changement dans une société tiraillée par des intérêts contradictoires : en s’appuyant sur ses valeurs, le politique organise le débat pour faire bouger les points de vue et préparer une décision comprise.

Pour Isabelle Bousquet, l’église ne doit pas se replier sur elle-même mais s’occuper du monde qui l’entoure avec l’espérance de la capacité des hommes à changer.

Marie-José Bouscayrol conclue sur une note d’espoir en s’appuyant sur la large participation des femmes aux instances associatives (75%).

Est-ce l’absence de contradicteur homme, le débat est resté consensuel en dehors de positions en marge du sujet sur l’intégration des immigrés et l’évolution de la cellule familiale.

Parrainage citoyen pour enfants expulsables



A l’heure où sonne pour beaucoup le début des vacances scolaires et où, une nouvelle fois par le biais du sport, la France s’enthousiasme pour la richesse de sa diversité, des enfants doivent apprendre à vivre cachés.

Ils sont les camarades de classe de nos enfants. Ils ont appris le savoir et les valeurs communes, mais leur passé est souvent plus douloureux.



Je salue et je soutiens avec force le mouvement de « parrainage citoyen pour enfants expulsables. » Au-delà même de l’action de ce parrainage, je relève le symbole d’un mouvement humain, d’un engagement altruiste.

Des hommes et des femmes, souvent des parents, s’engagent pour demander que nos lois soient faites pour rassembler et non pour diviser, exclure ou blesser. Ils nous montrent en cela le visage d’une France fraternelle. Ces parents sont prêts à prendre des risques pour défendre des enfants qui sans être les leurs font partie de leur vie. Ils sont les camarades de classe, les copains d’anniversaire, les « petit(e)s ami(e)s, » les partenaires sportifs. Ils sont, eux aussi, notre pays.

Les réactions que commencent à susciter ces menaces d’expulsions soulignent une forme nouvelle d’engagement. Elle est citoyenne. Certain(e)s s’impliquent pour la première fois parce qu’on touche là à ce que nous possédons de plus précieux, nos enfants. J’y vois le présage heureux d’une société responsable qui, sans parti pris, refuse que l’on fasse payer à un enfant un calcul électoral. Nombreux sont celles et ceux qui se disent prêts à côtoyer l’illégalité pour que vive une solidarité concrète.

Un enfant doit pouvoir se développer dans des « conditions de liberté et de dignité » et l’enfance ne s’arrête pas à treize ans ! La scolarisation et le soutien du plus grand nombre seront les garants « d’attaches fortes avec la France. »

Je repense à Samuel il y a quelques mois et à bien d’autres encore. Si la loi menace de briser une vie, je la désapprouve. Quand des citoyens font de notre quotidien une démocratie qui vit, je les accompagne

Reportez vous au site de Réseau éducation sans frontière et signez vous aussi la pétition.
http://www.educationsansfrontieres.org

Discours de clotûre du Congrès des intervenants en toxicomanie le 16 juin 2006


Cliquez et prenez connaissance du discours prononcé par votre députée

Intervention de Martine Lignières-Cassou sur le casino lors du Conseil municipal du 19 juin

OTM - Ville de Pau
OTM - Ville de P

Nous avons le 10 février délibéré sur un projet. Convaincus – les 39 membres de la majorité municipale – que le fond était bon : faire ce de casino l’équivalent de celui de Deauville – c’était l’ambition d’André Labarrère et nous la partagions.

Sur la forme, sur la procédure, il semblerait que nous ayons été imprudents à en croire l’avis de la Mission interministérielle de contrôle des Marchés publics. Pourtant, au 10 février, tous les jugements du Tribunal Administratif nous étaient favorables.

e prends ma part de responsabilité dans cette décision du 10 février et j’apporte toute ma confiance à tous les collègues qui ont siégé à la commission d’appel d’offres.

Si nous avons été imprudents en février, nous ne pouvons nous permettre de l’être à nouveau aujourd’hui.

Je n’imaginais pas pendant la période d’intérim que j’ai exercé durant la deuxième quinzaine de mai que la Ville se trouverait dans une telle situation.

Monsieur le Maire, vous avez pris seul la décision de renoncer, sans en référer au Conseil Municipal, à confier au groupe Faure la concession du Casino. J’ai le sentiment que vous avez agi dans la précipitation.

Par votre lettre du 12 juin, vous avez appuyé votre décision sur des arguments qui peuvent donner lieu à contentieux.

Je ne comprends pas votre précipitation, car le même jour, le 12 juin, la Mission Interministérielle de contrôle des marchés publics rendait son avis – délit de favoritisme –.

Cet argument juridique est d’un autre poids que ceux que vous avez invoqués.

Votre décision expose la Ville à des risques de contentieux et des dommages et intérêts importants.

Accident de l’hélicoptère de secours EC 145 : votre députée intervient


Martine Lignières-Cassou a interpellé le Ministre de l’intérieur sur l’accident d’hélicoptère qui a causé la mort de trois secouristes le 5 juin dans les Hautes-Pyrénées.

Un accident similaire impliquant lui aussi un EC 145 avait eu lieu en juillet 2002 dans ce même département. L’expertise avait alors mis en évidence un défaut sur le rotor arrière.

Elle demande que toute la lumière soit faite et que dans l’attente un autre type d’appreil plus fiablle soit mis à disposition des secours.

La réponse du ministre à sa question écrite est parue au JO.

Lisez la réponse du ministre

En novembre 2006, avec Chantal Robin Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, votre députée à de nouveau écrit au ministre de l’Intérieur sur la fiabilité de l’EC 145 après la survenue de nouvelles anomalies.

Lire la lettre adressée à Nicolas Sarkozy

Conseil communautaire du 8 juin : intervention de Martine Lignières-Cassou

OTM - Ville de Pau
OTM - Ville de Pau

“Long et difficile fut le chemin du rassemblement.

Il a fallu en surmonter, des craintes de toutes natures : celle d’être mangé, celle d’y perdre son âme, son identité, ses marges financières…Combien de réunions –même un 14 juillet sous l’égide du préfet – pour convaincre les maires de s’entendre.

Il a fallu l’intelligence d’André Labarrère pour lâcher du pouvoir, dépasser la seule logique des rapports de force.

Il a fallu des lois- celle de JP Chevènement en particulier, sur les communautés d’agglomération pour reconnaître l’intérêt financier d’adhérer à une telle démarche.

Je me souviens d’un après-midi de septembre 99 où, devant un certain nombre d’entre vous, je présentais cette loi. Il m’a arrêtée, disant « j’ai compris », et avec un calendrier d’enfer, en quelques semaines, nous avons créé la CDA le 1er janvier 2000.

Lui qui croyait ne savoir exercer le pouvoir que d’une seule manière –dans la toute-puissance – s’est étonné lui-même de savoir le partager –ici- à la CDA. Certes, cela n’allait pas sans heurt. Nous nous en souvenons tous. Mais il a su accueillir de nouvelles communes, il a permis à chaque personnalité, à chaque sensibilité politique de trouver sa place au sein de ce conseil. Il respectait les élus, dans leur diversité, issus d’une petite commune ou d’une plus grande. Il respectait ses engagements, les accords qu’il prenait –politiques ou financiers.

Parce qu’il a su assurer l’harmonie, il a pu, partant des intérêts particuliers, ceux de chaque commune, nous faire travailler ensemble pour dégager l’intérêt général, l’intérêt communautaire, seule voie pour porter des projets d’envergure.

Il avait aussi la vision de ce territoire et au-delà du Béarn. Il savait qu’un territoire est une œuvre humaine, donc fragile et prometteuse.

Il redoutait la marginalisation du Béarn, la concurrence de la Côte Basque. Pour relever ce défi, rompre notre enclavement, il avait accepté que la CDA co-finance l’échangeur de Lescar au débouché de l’autoroute Pau-Bordeaux.

Il voulait, pour accroître notre rayonnement, tirer tous les fils de l’innovation : le très haut débit bien sûr, le stade d’eaux-vives évidemment, mais aussi le développement culturel. Nous sommes une des seules intercommunalités de France à avoir placé cette compétence, le développement culturel, au cœur de notre projet.


De même, nous sommes l’une des rares intercommunalités à avoir pris –pour le logement – la délégation de l’aide à la pierre, ce qui, en 2 ans, nous permet de doubler la construction de logements sociaux. Ce fut un chantier mené avec opiniâtreté par René Lahillonne et moi-même.

Nous sommes aussi l’une des rares communautés d’agglomération intégrée au cœur de son bassin de vie : le Pays du Grand Pau, présidé par Jean-Pierre Mimiague. En effet, souvent les pays se montent pour échapper à l’emprise des agglomérations.

Nous avons toujours porté ensemble lui et moi la volonté de cohérence entre les différents territoires : celui où l’on habite, celui où l’on travaille, celui du divertissement, celui du rêve.

André Labarrère savait que la CDA possède, en son sein, la matière grise, l’Université, les centres de recherche mais que les entreprises sont, bien souvent, situées dans les territoires voisins. C’est pourquoi il en venait à regretter que nous n’ayons pas su coopérer avec la plaine de Nay pour construire le pôle aéronautique autour de Turboméca.

Il avait acquis la conviction que s’allier permet un développement durable. Aussi, il s’engageait – sans plus aucune hésitation – dans un schéma de cohérence territoriale comme vers la création d’une zone intercommunautaire – l’aérosite, près de l’aéroport.


Parce qu’il avait la passion de sa ville – Pau – il a conduit avec hardiesse et sagesse, le développement de l’agglomération – jusqu’à son ultime décision – le retrait du projet de la médiathèque.


En six ans, l’audace de la création et la responsabilité collective ont permis l’instauration de ce qui constitue notre capital aujourd’hui : une collectivité territoriale reconnue. La continuité de ce projet politique ne souffre pas de concurrence politicienne.

Aussi, en responsabilité, je ne suis pas candidate à la présidence de la Communauté d’agglomération et j’apporterai en conscience mon soutien à la poursuite de cette politique-là, dans le rassemblement et l’ouverture.”

Conseil municipal du 30 mai : les déclarations de Martine Lignières-cassou

OTM - Ville de Pau
OTM - Ville de Pau

Prenez connaissance de l’intervention de votre députée lors du Conseil municipal du 30 mai et lisez sa déclaration à l’issue du Conseil.

Intervention de Martine Lignières-Cassou lors du Conseil Municipal du 30 mai

Déclaration de Martine Lignières-Cassou à la suite du Conseil municipal

Inauguration de l’Année du Tibet à la MJC du Lau à Pau le 8 octobre par Martine Lignières-Cassou


“Célébrer, c’est résister”

Discours prononcé par Martine Lignières-Cassou.

Mesdames, Messieurs,


Je suis heureuse d’être présente parmi vous pour l’inauguration de cette année du Tibet. Membre du groupe d’études parlementaire sur le Tibet à l’Assemblée nationale, je suis évidemment très sensible à cette initiative nationale qui me tient à cœur et je suis ravie qu’elle se décline ici à Pau. Cette initiative célèbre la richesse culturelle et spirituelle de cette région du monde. Il s’agit d’une culture et d’une identité en danger de mort et c’est pourquoi plus que jamais nous devons la faire connaître et la défendre. Il était important qu’après avoir organisé en grande pompe l’année de la Chine nous n’oubliions pas de fêter aussi la culture tibétaine.


Cette année du Tibet revêt une signification particulière, car célébrer le Tibet ici comme ailleurs, c’est résister. La culture et l’identité tibétaines sont niées par Pékin et en voie d’extinction en raison d’un sournois processus de colonisation engagé depuis de nombreuses années. Après la destruction systématique des monastères et des villages, les massacres des moines et des Lamas lors de l’invasion chinoise de 1949, la dénégation de l’identité tibétaine a pris de nouvelles formes avec des transferts massifs de populations destinés à fair e disparaître les modes de vie tibétains. L’enseignement traditionnel tibétain et la transmission des pratiques spirituelles ancestrales sont contrariés par la rééducation politique et la propagande chinoise. Faire de 2005 l’année du Tibet ; c’est avant tout l’occasion de sensibiliser le plus grand nombre au combat pour le respect des libertés et des droits de l’homme au Tibet. Ce faisant, c’est résister contre l’oppression.

Depuis 1949 l’histoire tibétaine est faite de souffrance et de douleur. Mais elle est aussi faite de résistance. Il faut se souvenir de cette date du 10 mars 1959 où des dizaines de milliers d’hommes et de femmes descendirent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation fut réprimé dans un terrible bain de sang. Le soulèvement du 10 mars et sa répression féroce et inconditionnelle, eurent pour conséquence la fuite vers l’Inde du Dalaï Lama, des membres de son gouvernement et d’environ 80 000 Tibétains.

Ce Gouvernement en exil doit être reconnu par les états. La Chine n’a toujours pas entamé de dialogue avec le gouvernement Tibétain en exil, malgré l’appel du Parlement européen. Malgré la répression jamais l’armée chinoise ne réussira à étouffer la résistance tibétaine. Et il faut saluer l’action le Mouvement pour la Liberté du Peuple Tibétain, étendu, aujourd’hui, à l’échelle mondiale, comme celle du dalaï lama, éternel militant pour la paix.

Il ne m’appartient pas d’intervenir dans les relations diplomatiques entre Etats, et notamment entre la France et la Chine, mais mon devoir de parlementaires français, héritière de ceux qui ont voté la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, est d’être aux côtés de ceux qui subissent la dictature, et non de ceux qui la pratiquent. Il faut condamner fermement la Chine pour sa violation constante des Droits de l’Homme au Tibet. Il faut permettre aux Tibétains, sous l’égide et l’observation de la Communauté Internationale, le droit de déterminer librement leur propre avenir politique.

Je pense particulièrement au sort des nombreux prisonniers politiques tibétains. Dans le cadre de mon mandat de député, j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’interpeller le Gouvernement pour qu’il fasse pression sur les autorités chinoises afin que les prisonniers d’opinion tibétains soient libérés. Les arrestations, tortures et condamnations arbitraires doivent cesser. Je pense par exemple au jeune Tenzin Gendhum, considéré comme la 11e réincarnation du Panchen Lama, qui est le plus jeune prisonnier politique du monde et dont nous devons obtenir la libération. Nous devons nous mobiliser, nos initiatives sont efficaces : le moine Tenzin Delek Rinpoche condamné à mort a, à la suite à la mobilisation internationale, vu finalement sa peine transformée en prison à perpétuité, même si cela reste bien sûr inacceptable.

Evidement, la plus grande opportunité pour le Tibet serait l’établissement d’une société plus démocratique en Chine. Avec un pouvoir plus humain et plus ouvert, une solution humaine au problème Tibétain pourrait être trouvée. Il faut promouvoir le dialogue sino-tibétain et ramener les dirigeants tibétains et les autorités chinoises autour d’une table de négociations afin de résoudre le problème politique du Tibet par des moyens pacifiques.

Pour conclure, je voudrais saluer dans ce domaine le rôle irremplaçable des associations et des ONG. Elles nous mobilisent, elles nous alertent, elles agissent. C’est grâce à elles que nous pourrons progresser vers le respect des droits de l’Homme, au Tibet comme ailleurs.

Je vous remercie.

Maquis Espagnols de France et Maquis d’Espagne

Ouverture du colloque par Martine LIGNIERES-CASSOU à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour - Jeudi 20 octobre 2005

Mesdames, Messieurs,


Je suis heureuse et très honorée d’ouvrir vos travaux. C’est pour moi l’occasion de saluer le rôle joué par les Républicains espagnols dans la lutte contre le fascisme et la dictature, c’est aussi une bonne circonstance pour rappeler la place qu’ils ont aussi tenue dans la Libération de la France lors de la seconde guerre mondiale, place plus méconnue et surtout insuffisamment reconnue.

Je voudrais rendre hommage à ces hommes et à ces femmes qui ont souvent donné leur vie pour défendre les valeurs de la jeune République espagnole lors de la guerre civile qui a suivi le putsch franquiste. Ces enfants du Front populaire ont mené une lutte courageuse et terrible au son du « No pasaràn ! ». Ils méritent notre respect et notre gratitude pour leur combat pour la démocratie, pour leur patrie, contre le fascisme.


Ils se sont pourtant heurtés à la non-intervention des nations démocratiques qu’étaient la France et la Grande Bretagne. Certes, ils n’étaient pas seuls : la guerre d’Espagne a aussi généré un formidable mouvement de solidarité qui conduit pour la première fois des milliers de volontaires à combattre pour une nation qui n’était pas la leur. Mais trop isolés et, oserais-je dire, divisés ils n’ont pu sauver la République, la lutte était trop inégale face aux franquistes eux-mêmes aidés par les puissances de l’axe.

Beaucoup de ces combattants se sont ensuite réfugiés en France ; on parle de 500 000 espagnols, civils et militaires, qui ont franchi la barrière pyrénéenne. Souvent regroupés dans des camps, ici à Gurs, se heurtant parfois à l’hostilité des populations locales, ils ont poursuivi leur combat pour la liberté et contre le fascisme quand les forces allemandes ont envahi la France. Après le combat pour leur patrie, ils ont ensuite continué à nos côtés leur lutte pour la démocratie en combattant contre l’Allemagne hitlérienne. Cette lutte fut victorieuse. Nous leur devons beaucoup. Il faut saluer ce rôle fondamental, souvent méconnu, qu’ils ont joué dans la France libre à partir de l’été 1940, et dans l’action de résistance à partir de 1941.

Les camps de réfugiés espagnols furent un foyer et une source de la Résistance. Les guérilleros espagnols furent déterminants dans la libération de nombreuses villes du Centre et du Sud-Ouest. On estime que plus des centaines d’entre eux contribuèrent à la libération de Paris.

Ils ne furent pas complètement oubliés. Ici et là des monuments commémorent leur courage. Mais aucun gouvernement ne leur a rendu l’hommage qu’ils méritaient vraiment. Après la guerre, on a minoré leur présence, ils ont été mis à l’écart de la mémoire nationale. Leur désir de retourner se battre chez eux après la victoire des armées alliées sur l’hitlérisme se heurta une fois de plus à notre indifférence. Ils ne furent pas suivis. L’Angleterre et les Etats –Unis préféraient le statu quo et avaient passé des accords avec Franco. La France, quant à elle, s’enfermait dans une nouvelle non-intervention.

Les guérilleros républicains ont pourtant poursuivi le combat. Tout au long de la dictature franquiste ceux qui étaient restés avaient résisté sous des formes diverses. Malgré la défaite des forces républicaines à Madrid en 1939, ils n’ont en réalité jamais cessé le combat qui se poursuivait clandestinement. Un silence de plomb a pesé sur ces millions d’Espagnols qui vécurent bâillonnés dans le silence, la peur et la marginalité dans leur propre pays. Il aura fallu attendre longtemps pour que les souvenirs de cette période se libèrent. Publié en 2002 le roman Voix endormies de Dulce Chacón nous en offre un témoignage émouvant. Il décrit la vie d’un groupe de femmes recluses pour motifs politiques dans la prison madrilène de Ventas dans l’immédiat après-guerre. Ayant milité plus ou moins activement dans le camp républicain, ces femmes continuent de lutter avec dignité et courage contre l’humiliation, la torture et la mort. Car la guerre n’est alors pas terminée, ni en cellule ni dans les montagnes, où leurs maris, leurs compagnons, leurs frères ou leurs camarades, femmes et hommes, défendent, armes à la main, les valeurs républicaines. Aujourd’hui encore toute la lumière n’est pas faite sur le sort réservé aux Républicains, il faut ainsi évoquer la mémoire de tous ces disparus espagnols, ces quelques 30.000 Républicains fusillés sur les bord des routes par les franquistes qui n’ont toujours pas de digne sépulture.

Rendons hommage à ces combattants. Gardons en mémoire leur sacrifice. Si la démocratie a pu être restaurée en Espagne, c’est en grande partie grâce à eux et au rôle qu’ils ont joué lors de la transition démocratique à la mort de Franco.

Saluons ces soldats de la liberté sans qui ni l’Espagne ni la France ne seraient peut-être ce qu’elles sont aujourd’hui.

Je vous remercie.

>> Retrouvez la totalité des discours, interventions et déclarations de votre députée dans la rubrique “Action locales” !

Soutien de M. Lignières-Cassou à la manifestation pour l’Occitan à Carcassonne le 22/10/05

“Je soutiens la manifestation du 22 octobre à Carcassonne afin que l’Occitan, ici le Béarnais, puissent avoir les moyens de se maintenir et de se développer.

Faire vivre les langues de notre Pays et nos cultures est une question à laquelle l’opinion est de plus en plus sensible. Chaque collectivité et l’Etat dans ses niveaux de compétence doivent jouer cette carte en fonction de leurs moyens.

Je continuerai à être à côté de tous ceux qui croient à la diversité de nos langues et de nos cultures, qui veulent préserver nos identités dans ce Pays de France et dans l’Europe afin que tous ceux qui le désirent puissent parler et vivre dans leur langue.”

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